Flute dans le rôle du “grand frère” dans la course aux Jeux de l’équipe de France

26 avril 2016
Shanghai (CHN)
Le champion olympique de 1992 apporte son soutien à une équipe de France toujours en quête du moindre quota olympique pour Rio.

Médaillé d’or olympique, Sebastien Flute est à Shanghai à l’occasion de la Coupe du Monde Hyundai de tir à l’arc. Récemment révélé comme 12e plus grand athlète olympique de l'histoire du tir à l'arc mondial, il fait partie d’un effort concerté des Français pour se qualifier pour Rio, coûte que coûte. 

Cela fait maintenant plus année que le champion olympique des Jeux de 1992 travaille avec la fédération nationale française, mais son rôle s’est récemment vu renforcer auprès de l’équipe masculine d’arc à pouliess.

“Je travaille avec l’équipe de France depuis Copenhague. Je ne suis pas vraiment un entraîneur, je suis plus le… grand frère de l’équipe [rires]. Je suis ici pour partager mon expérience, et bien sûr, je sais très bien ce que c’est que de participer aux Jeux Olympiques, et la sélection, et l’entraînement et ainsi de suite,” dit Flute.

Malgré une présence régulière au plus haut niveau, avec la victoire de Jean-Charles Valladont à la quatrième étape de la Coupe du Monde en Pologne l’an dernier, l’équipe de France est repartie de Copenhague les mains vides en termes de quotas olympiques.

La pression est donc bien là.

“Bien sûr, les tournois de qualification à venir sont incroyablement importants. On a pris part à plusieurs camps d’entraînement cette année, mais Shanghai est le premier contact que les archers auront avec la compétition internationale, et il sera intéressant de voir ce que nous aurons à faire, quel chemin les gens devront suivre,” ajoure Flute.

Le champion olympique n’est pas en milieu inconnu à Shanghai: “J’étais ici en tant qu’archer en 2011, mais j’y suis aussi venu plusieurs fois pour mon business.”

(Flute possède aujourd’hui une ligne bien connue d’articles de tir à l’arc.)

“J’aime beaucoup la vieille ville.”

La météo de Shanghai est loin d’être cordiale jusqu’ici, l’entraînement officiel ayant été marqué par un ciel gris et de fortes pluies continues.

“Pour moi, il n’y a pas de différence entre tirer sous le soleil ou la pluie. Évidemment, c’est un peu moins agréable là-dehors, mais c’est toujours mieux que 20 km de vent. Et bien sûr c’est la même chose pour tout le monde,” dit Seb.

Après cette semaine, l’équipe de France n’enverra que deux hommes en arc classique pour la Coupe du Monde de Medellin, préférant concentrer les efforts en vue des Championnats d’Europe à Nottingham, où il y aura trois places individuelles pour Rio à attribuer tant chez les hommes que chez les femmes.

Avec des tournois si proches dans le temps mais physiquement très éloignés, de nombreuses équipes sont confrontés au même choix.

Flute travaillera aussi avec l’équipe lors de la dernière étape de la Coupe du Monde Hyundai de tir à l’arc, à Antalya, qui fera office de dernier tournoi mondial de qualification pour les Jeux, avec au moins 24 quotas olympiques en jeu.

“Nous verrons ce qui se passera là-bas, si on va à Rio ou si on part en vacances! Il aurait été bon de faire le job l’année passée, mais voilà où nous sommes,” déclare Flute. “Je suis très confiant pour l’équipe masculine. Pour l’équipe féminine, ce sera plus difficile, mais on est ici pour faire le travail.”